Catégorie : Formation

Les oppositions face aux professeurs habillés de leur armure vont permettre aux étudiant.e.s kenshis de l'Université de La Rochelle d'affiner les techniques d'attaque (UCHI)

Agglo La Rochelle – La voie du sabre

Opération charme à l’Université

Une Université pluridisciplinaire, jeune et dynamique

Le Service Universitaire des Activités Sportives et d’Expression (SUAPSE) de l’Université de La Rochelle a élargi cette année son panel de sports d’opposition. À côté du judo présent depuis la création de l’Université au dojo de La Rochelle Judo 17 dans le quartier des Minimes et souvent à l’honneur lors les compétitions universitaires, le Kendo « la voie du sabre » est maintenant aussi proposé aux étudiant.e.s.
La Rochelle Judo 17 sous la houlette de son professeur maître de la discipline est associée à cette aventure.

Unité du corps et de l'esprit le Kendo exige une concentration extrême. Un coup pas suffisamment maîtrisé Ooh ! La "zen attitude" autorise les combattants à sourire.
premières gardes des kendokas débutants dans la pratique de l’escrime du sabre en bambou. Les gradés de La Rochelle Judo 17 conseillent les élèves très appliqués.

« La voie du sabre » un Art Martial séculaire

« Le kendo  (剣道 / 劍道剣道) littéralement «la voie du sabre» est la version moderne du kenjutsu (剣術?, techniques du sabre), l’escrime au sabre pratiquée autrefois au Japon par les samouraïs…

Le kendo ne se résume toutefois pas à un simple ensemble de techniques et de tactiques du combat au sabre. Il comprend également un volet spirituel. Le kendo permet à ses pratiquants de développer leur force de caractère et leur détermination. » Wikipédia.org

Les références abondent bien  évidemment sur Internet pour décrire, préciser, vanter les principes et les vertus de « La voie du sabre ». On peut inviter à en consulter quelques unes…

Philosophie et arts martiaux d’Asie – De la survie au développement personnel

madmoiZelle et le Kendo

À la recherche de la  Zen attitude

Un port de plaisance, une Université, un centre commercial, une halle de sport moderne, voie ferrée – circulation automobile, fourmillement piéton…  en fin d’après-midi le quartier bourdonne… Revêtue d’un bardage métallique moderne, la friche industrielle un ancien hangar de réparation des locomotives réhabilité s’intègre parfaitement dans le décor et lorsque l’on pousse la lourde porte  d’entrée, en provenance du court de squash et des terrains de volley, l’animation sportive étudiante résonne. Il faut monter sur la galerie mezzanine qui surplombe les plateaux de sport, emprunter un escalier métallique plus étroit, plus sombre, le brouhaha s’atténue. En haut des marches assis ou debout  sur le palier une vingtaine de jeunes attendent dans un silence presque intimidant. La porte du dojo est ouverte.

Ôh ! Une volumineuse salle tout en parquet, la voie du sabre exige pour les déplacements des kenshis toujours pieds nus la douceur du bois. Le jour descend des sheds vitrés, dernière signature ferroviaire de l’ancienne friche. Difficile  d’imaginer une activité mécanique bruyante plusieurs décennies de cela dans ce bâtiment, il possède désormais une âme nouvelle éloignée de l’ambiance sportive traditionnelle des gymnases. Se dégage du lieu un parfum de recueillement, celui des yoguistes sans doute qui utilisent aussi la salle quelques heures par semaine, mélé à l’esprit du Kendo.

le senséi G. Sotter s’affaire, il parcourt le parquet de long en large, le dojo, mieux qu’un dojo, le temple des Arts Martiaux  ! doit être prêt c’est à dire propre pour accueillir les élèves. 17h 30 entrée des kendokas néophytes, l’étiquette (le Reigi) est respectée ; on s’incline en montant sur le parquet une façon de s’unir à l’esprit du club et l’affirmation d’une volonté de progresser ensemble. Des premiers élèves se sont munis d’un sabre en bambou, par 2 ils répètent la technique de déplacement en pas glissés, sans saccades. L’exercice paraît plus simple qu’il n’est réellement. Une bonne attitude corporelle est primordiale pour préparer l’attaque… La progression se fait au Kendo comme les déplacements : par petits pas.

Après le salut traditionnel  « ONEGAÏ SHIMASU »  « donnez moi une leçon s’il vous plaît » prononcé à haute voix le cours commence. Armés de leur shinaï les combattants par couple répètent la technique de base du déplacement. Les pas glissés sont parfois approximatifs mais l’exercice est réalisé avec application. Le senséi corrige les attitudes :

« jambe avant fléchie, jambe arrière droite »

« jamais le pied gauche ne doit dépasser le pied droit »

« la  tenue  du sabre doit être souple »

Une courte pause et le cours reprend ; Gérard Sotter et Félix entreprennent une démonstration de garde CHUDAN NO KAMAE avant de porter un UCHI. La posture est naturelle et donc facilement assimilable pour les débutants, du moins dans la forme. Les kenshis plus expérimentés savent que cette technique de base est à la fois une garde d’attaque – un pas en avant suffit pour pénétrer dans la garde de l’adversaire – une garde défensive et une garde d’affrontement psychologique – à travers le contact toujours menaçant des pointes des   shinaïs –  Au tour des apprentis kenshis, les bras bien levés au dessus de la tête il s’agit de simuler l’attaque :  un coup de sabre sur la tête. Le shinaï doit être tenu avec souplesse, le coup s’arréter à quelques centimètres de la cible en la désignant dans un cri « MEN ». La concentration est extrême, dans un coin du dojo l’attaque a été mal maîtrisée. l’agressée comprend alors à ses dépens la signification d’ « étre victime d’un coup de bambou ». Échanges d’excuses et de sourires polis toute la tradition japonaise est déjà là !

La dernière partie du cours est consacrée à la répétition de kata et des exercices de techniques (déplacements, UCHIs) à un rythme soutenu. Travail d’endurance et de renforcement musculaire pour rappeler que le Kendo  est aussi une activité physique complète. Clarisse gradée 2ème Dan effectue avec Gérard la démonstration de kata, nouvellement arrivée sur La Rochelle sa présence dans l’équipe des professeurs témoigne que la caste des Samouraïs est également ouverte à la gent féminine.

« La voie du sabre » un volet spirituel méconnu

Florence pratique et apprécie le yoga dynamique depuis de nombreuses années, La voie du sabre qu’elle découvre le rapproche de sa discipline initiatique : « même importance du contrôle de la respiration dans l’enchaînement des postures, avec une exigence de concentration et de précision supplémentaire qu’imposent les affrontements entre kenshis« . Interogée sur la possibilité de s’exprimer en compétition Florence réfute avec énergie l’idée  » la recherche de la performance sportive avant tout se ferait alors au détriment de la recherche du DO, de la voie ». Ce que Florence  apprécie à La Rochelle Judo c’est l’esprit avec lequel le Kendo est enseigné.

Quelques séances de Kendo ont convaincu les nouveaux pratiquants. Ils recherchaient une activité physique, un Art Martial avec l’éthique qui s’y rattache. Certains ont poussé la porte du dojo par curiosité, attisée aussitôt par le rituel et l’ambiance décalée de ce sport, par le ballet de ces chevaliers qui se cachent derrière leur fascinante armure. Ils savent déjà que dans le rythme infernal, hyper connecté de leur riche vie d’étudiant.e la pause hebdomadaire Kendo participe à un équilibre nécessaire, un sas pour se ressourcer, une rencontre avec soi pour humblement, patiemment, avec persévérance comme des Samouraïs modernes construire le chemin de l’accomplissement personnel.

Hérité de la tradition des samouraïs japonais le Kendo est un Art Martial qui concilie l'unité du corps et de l'esprit. Il est enseigné à La Rochelle Judo 17 comme un Art Martial et non comme un sport de combat orienté uniquement vers la compétition qui limiterait la technique et à annihilerait l'esprit.
La voie du sabre – un volet spirituel méconnu

Merci à Gérard Sotter et à ses disciples Philippe et Félix pour cette belle approche initiatique de « la voie du sabre » G. Le Roux

SUAPSE – Halle 1 studio de danse
le mercredi de 18h30 à 20h

La Rochelle Judo 17
Présentation slide

Chaîne Viméo La Rochelle Judo 17

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Animation inter quartiers, inter clubs

« nos mômes ne jouent pas les starlettes,
  ne sont pas les vedettes
  des journaux

  ils méritent pourtant not’r respect
  Eux, ils vivent dans nos quartiers
  Populos »
Inspiré par la chanson de Jean Ferrat  (ma môme)

Cette fois encore ils ne feront pas la couverture des magazines ! Sud-Ouest seul journal régional ! contacté – sollicité – invité sur l’événement n’a pas voulu consacrer une attention particulière à l’animation réservée aux jeunes judokas de l’ Agglomération rochelaise. Des quartiers de Mireuil, Port Neuf, La Pallice, Villeneuve Les Salines, Petit Marseille, Tasdon, les Minimes, Aytré ils avaient rendez vous avec leurs copains du centre ville, mais aussi de Puilboreau et de l’île de Ré

Premier apprentissage, première animation de la saison

Les nouveaux judokas découvrent l’adversité dans la compétition.
Les caractères naturels s’affirment dès le premier randori, l’œil avisé de l’entraîneur observe… Le coach saura ensuite, au cours de la saison, tempérer les ardeurs, encourager les plus réservés et surtout rappeler la vertu primordiale du code moral du judo : le respect ! Le respect de la personne pour ce qu’elle est (pas ce que l’on veut en faire !) Au judo on apprend très vite à l’enfant à respecter son partenaire d’entraînement et aussi de compétition.

Loin du « bordel », le succès de la manifestation masque l’organisation rigoureuse de l’animation

Animation judo pour les enfants des quartiers de La Rochelle et des clubs de l'agglomération rochelaise : Aytré, Puilboreau, l'île de Ré
Première animation de l’année, les enfants répondent présents, les parents attentifs suivent avec une légère appréhension le déroulement de l’épreuve.

Ils étaient plus de 120 jeunes judokas l’année précédente, cette année les participants dépassent le nombre de 150. Quel branle-bas ! dans le dojo, mais aussi au centre Ville. Les parents, les accompagnateurs, mamies, papys savent agrémenter l’après-midi, judo bien sûr avec le petit compétiteur mais aussi sortie magasins ou ballade en ville…

Olivier, le directeur technique, gère de « main de maître » la situation. Après l’échauffement, les judokas répartis en poules de 4 combattants sont pris en charge par les ceintures noires et marrons, les élèves qu’Olivier a su motiver pour l’occasion. Toujours disponibles pour rendre service, c’est aussi cela le judo !

Sur les tatamis, les  combats s’enchaînent. Premier, deuxième ou troisième le diplôme vient récompenser ensuite les enfants autant que le verre de jus de fruit ou la tranche de brioche servis sur un petit bout de table dans un coin de la salle.

Analyse technique

L’animation inter clubs est idéalement placée dans le calendrier. Elle clôture un premier cycle de judo initié début septembre en permettant à chacun d’apprécier les fruits de l’entraînement. Elle ouvre aussi des perspectives sur la saison officielle qui va voir s’enchaîner animations départementales, challenge et tournois…

Une animation suivie immédiatement par le stage technique que le club propose aux enfants la semaine prochaine. Cette année une innovation intéressante, le dédoublement du stage par catégories d’âges autrement dit par niveau technique.

la découverte de la compétition pour les nouveaux, l'occasion de tester ses techniques en situation pour les plus grands, la première animation de l'année est toujours très appréciée des petits judokas.
Les plus jeunes, ici Aymé et Ibrahim sont fiers de montrer leur premier diplôme de judo. Arthur et Lucas se connaissent bien ils s’entraînaient ensemble à Puilboreau l’année dernière. Pendant le combat pas de cadeau ! mais après les copains se retrouvent… belle mentalité les gars !

Olivier Floiras tire à chaud  le bilan de la journée.

La satisfaction d’une entreprise réussie l’emporte. Les performances des judokas les plus aguerris ne le surprennent pas. Il connait pour les avoir en stages plusieurs fois dans l’année, les retrouver aux animations et compétitions départementales la valeur des jeunes de l’île de Ré, de Puilboreau et de La Rochelle Les professeurs des trois clubs travaillent ensemble depuis de nombreuses années. Ils partagent, en outre la même culture du judo !

Pour les nouveaux judokas l’expérience est enrichissante,

 « quitter sa salle d’entraînement, découvrir d’autres visages  est déjà en soi une situation un peu stressante qu’il faut savoir appréhender« .
Le sourire des parents réconforte également le coach, et puis, et puis il y a  l’aide précieuse des jeunes assistants qui constitue un autre sujet de satisfaction.
L’organisation technique efficiente de la journée leur revient, « ils savent gérer parfaitement les tableaux, enchaîner les poules de combattants… un paramètre important dans l’obtention de la ceinture noire ! » assure-t-il.

 

« c’est quand la prochaine animation ? » demande Youcef, 1ère année de judo à Villeneuve-les-Salines.

« Alors Olivier, c’est toi maintenant qui as la pression ! »

 

Pour le plaisir Une petite vidéo de l’animation

à la hauteur de ses ambitions ! Le plein dans les dojos

Une rentrée olympique

merci Teddy, merci les filles de l’équipe de France de judo, nos meilleurs ambassadeurs et communicants pour remplir les dojos. Comme dans tous les sports, les résultats de nos champions aux jeux olympiques sont suivis  par un intérêt immédiat pour la discipline mise en valeur durant les jeux ; le judo a la bonne habitude de s’y distinguer… d’où la recrudescence des inscriptions en ce début d’année. Lire la suite « à la hauteur de ses ambitions ! Le plein dans les dojos »